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Jean-noël Léger
En situation d'artiste dans le monde présent développe une exploration poétique et émotionnelle de l'intériorité en parallèle à une interrogation philosophique et scientifique de...
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Martin Buber

BROUILL'ART ?

May 12, 2014 par Jean-noël Léger   Commentaires (0)

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L'art de s'orienter dans le brouillard ?

Brouillard extérieur ?

Comment s'orienter dans le brouillard de la multitude des contacts possibles avec les habitants de cette terre ? Suffit-il d'utiliser les pluriels tels que nous, vous, ils, elles, ou on, pour désigner tout le monde et prétendre savoir de qui il s'agit ? Comment éviter l'affolante sensation d'égarement provoquée par la masse de plus en plus dense des nuages d'informations qui s'accumulent sans cesse sur les réseaux de communication par internet ? Comment s'orienter par rapport à un horizon de connaissances qui s'enfuit à perte de vue au fur et à mesure des échanges ? Comment s'orienter dans cette contemplation du théâtre des mots des images et des sons qui apparaissent comme un flot de particules ultra fines submergeant l'entendement et donnant une sensation de vertige face à cette abondance ? Comment traduire tous ces langages qui prétendent vouloir tout représenter et tout expliquer mais qui révèlent aussi leur manque face à l'inexprimable ? Faut-il donc inventer un langage de l'obscurité qui représente tout ce qui ne peut se comprendre en langage clair ? Comment s'orienter dans tous ces systèmes de classification qui engendrent tant de catégories comme autant d'enfermements dans autant de frontières sous prétexte de définitions définitives ? Comment s'orienter en croyant bien fondé de suivre une seule manière de penser alors que tant de limites sont à franchir pour découvrir ce qui n'est pas mentionné, nulle part ou bien ailleurs, tout ce qui n'est pas dans le réseau, pas encore ou jamais ? Comment atteindre et dépasser les limites de la pensée si ce réseau en constitue l'enfermement : pas de relation, pas de pensée ? Comment s'orienter vers d'autres façons de penser, comment évoquer d'autres possibles hors de notre nature, alors que nous aussi nous sommes d'origine animale et que nous ne savons même pas comment pensent les autres animaux, comment pensent les végétaux, comment pense tout ce qui est vivant, comment pense ce qui est inconnu, comment pensent tous les autres extras ? Comment penser autrement, si le réseau nous formate en boucle dans le jardin du savoir actuel par de perpétuels renvois où l'esprit ne peut s'arrêter sur rien et où il n'arrive à rien ? Devons-nous cesser de penser ?

Brouillard intérieur ?

Comment s'orienter dans le brouillard de la complexité, celle de notre propre organisme qui héberge tant de personnalités potentielles différentes ? Comment contrôler nos réactions, alors que tant de systèmes réflexes nous conditionnent à toutes sorte de comportements incontrôlables et inattendus ? Comment maîtriser ce qui nous fait agir en mobilisant toutes nos sensations et nos émotions pour traverser le monde environnant comme autant de personnages différents selon les événements ? Qui sont ces habitants de l'intérieur ? Sont-ils tous perceptibles subjectivement en soi dès qu'ils revendiquent leur présence et leur différence ? Se manifestent-ils en échos à ceux de l'extérieur ou comme les facettes d'une même personnalité ? Comment se fier au guidage de l'intuition et de l'inconscient dans la liste sans cesse renouvelée des individualités qui nous marquent et nous influencent ? Comment s'orienter dans cette mouvance des fluides d'énergie et des forces d'attractions qui renouvellent toujours nos rencontres et les font apparaître et disparaître au gré de notre affectivité ? Qui est représenté par l'utilisation globale du « je » s'il faut considérer tout ce qu'il désigne ? Comment réduire à deux lettres seulement un mot qui nomme une entité globale aussi particulière, à travers une appellation aussi générale, mais qui caractérise ainsi la distinction de chacun par rapport à tous les autres ? Que dire de l'appellation de soi visible en double dans le cadre du miroir ? Qui es-tu toi en regardant ta propre image ? Peux-tu te rendre compte comment tu apparaîs aux yeux des autres ? Et qu'en est-il de ton appellation à la troisième personne, quand les autres se demandent à ton sujet, qui est-il, qui est-elle ? Qui se cache alors derrrière cette dénomination civile qui dévoile juste le masculin ou le féminin ? Est-ce si impersonnel d'exister ainsi ? Qu'est-ce que la personne, alors que ce mot clef particulièrement ambigu désigne à la fois quelqu'un et rien ? Combien de personnes croise-t'on tous les jours qui nous laissent leur trace de passage ? Combien de souvenirs nous rappellent également tous ceux que l'on a connu et qui existent encore bien présents à l'esprit ? Comment faire vivre toutes ces existences multiples ?

RENC'ART

May 4, 2014 par Jean-noël Léger   Commentaires (0)

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De l'art de se rencontrer ?

Qu'est-ce qui provoque la rencontre entre les êtres humains au point d'en faire des bêtes de sexe ou des fous d'amour ? Faut-il distinguer une approche différente entre l'homme et la femme ? De quelle nature peut être qualifiée cette rencontre ? Qu'est-ce qui détermine ces affinités sélectives si particulières d'où dérive toutes les collections de population ? Toutes les conséquences suffisent-elles à expliquer toutes les causes ? Quel rapport mystérieux et pourtant évident entre génétique et érotique ? D'où vient cette invention géniale du vivant pour favoriser la biodiversité ? D'où vient cette idée sublime d'organiser des rituels de parade amoureuse, observables pour autant d'espèces si extrêmement variées ? D'où vient cette différenciation de genre qui a réparti autant d'attributs sexuels en positions aussi étranges ? Qu'est-ce qui nous manipule par la séduction ?

Qu'est-ce qui a pu décider d'un tel rencard entre sexe et amour ? Grâce au sexe ou à l'amour ? Qui précède l'autre , qui a flashé le premier en croyant jouer contre le hasard ? Qui est intervenu comme un heureux tiers entremetteur : un amuseur nommé désir ? Quel complice de circonstance a su jouer de cette étrange force d'attraction irrépressible : l'appel de la tentation ? Qui a organisé cette mise en scène tout à fait spectaculaire pour faire croire à l'illusion du plus célèbre tour de magie : un prestidigitateur nommé fantasme ? Quel est le premier contact : le regard, la parole ou la caresse ?

Quels sont les mots qui peuvent prétendre décrire et justifier tous les corps à corps ? Est-ce vraiment une question qui ne concerne que l'usage des mots ? Quels sont les mots, issus du vécu, qui peuvent répondre en écho à l'évocation de ceux du sexe et de l'amour, sans être accusés dans un procès dérisoire et utilisés contre leur auteur ? Comment évoquer ce drôle de programme, en guise de menu à déguster dans le cadre d'un banquet philosophique, alors que l'appréciation des sens ne peut que rester totalement secrète, malgré le langage nécessaire pour en parler ? Quelle intimité peut être partagée sur un média public, quelles confidences sont possibles ? N'est-on pas victime d'un quiproquo permanent sur les arrières pensées de toute déclaration ? Quelle peut-être la maîtrise d'un phénomène qui dépasse l'entendement en provoquant une manipulation de comportement aussi magique qu'incompréhensible ? Comment faut-il osciller entre intersubjectivité et intrasubjectivité pour pouvoir passer la frontière entre le conscient et l'inconscient de l'un à l'autre ? Comment se découvrir entre personnes inconnues ? Quels arguments d'anticipation valoriser pour se séduire ? Faut-il coloriser la situation imaginaire dans un tableau de rêve?

Qu'est-ce qui agite le corps et l'esprit, quelle est la part d'intention ou d'intérêt, de motivation ou d'abandon, de pensée futile ou d'action gratuite, de croyance préalable ou de connaissance acquise ? Est-ce l'histoire d'une conquête de territoire ou un conte du cœur et de l'âme qui reste à découvrir ? Comment s'assurer que la perception de nos sensations n'est pas trompeuse, que l'autre est bien d'accord ? Qui contrôle quoi ? D'où vient cette pulsion de fusion, est-ce le phénomène extérieur d'un champ de séduction propulsant l'un vers l'autre ? D'où vient cette énergie qui mobilise tous les sens en état d'éveil ? Quelle est la vraie nature de cette attirance irrésistible : un état de manque en suspension dans l'air du temps, un effet de charme insaisissable dans l'ambiance de l'atmosphère ? Comment expliquer l'éclosion d'un sentiment qui apparaît d'abords très virtuel mais se manifeste finalement dans le monde bien réel ? Comment croire à la vertu de l'expérience alors que chaque histoire est forcément nouvelle ? Comment comprendre ce qui nous rapproche dans ces situations de communication globale, est-ce dû au bouillon de culture qui nous informe, nous éduque et nous conditionne ? Comment faire confiance au bien-fondé des intentions d'un apprentissage s'il y a risque de violence, de souffrance ou d'égarement, de peur ou d'insouciance, risque de franchir les limites physiques ou psychologiques de la difficulté d'être ou de paraître ? Quel est l'origine de ce jeu de cache cache entre le sexe et l'amour, entre le jardin des délices et le jardin des mirages ?

Léger jean-noël / « Caméléon-Phénix »

Réseau Sophie's Lovers / Evian / France / 04-05-2014

CAUCHEM'ART

February 12, 2014 par Jean-noël Léger   Commentaires (1)

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A quoi bon rêver ? Rêver à quoi ? Rêver va-t’il devenir un danger ? Le Rêve individuel va-t’il s’opposer au Rêve collectif ou l’ensemencer ? Va-t’on Breveter le vivant ? Que nous réserve la fabuleuse histoire des cellules souches ? Va-t’on pouvoir se régénérer à volonté vers une étrange éternité ? Va-t’on pouvoir se métamorphoser humainement en réinventant des cellules imaginales ? Va-t’on vers un développement bionique pour une génération de cyborg ? En supposant possible une nouvelle accessibilité pratique et facile aux manipulations en tous genres jusqu’où peut-on aller ? Comment apporter des réponses à des questions non encore formulées ? Comment exposer des demandes qui défient la nature même de notre humanité ? Faut-il explorer la notion de possible, d’impossible, de souhaitable ? Si par exemple on imagine possible de manipuler notre code génétique comment qualifier les nouvelles entités ainsi générées ? Selon le degré de transformation ainsi obtenu comment qualifier cette nouvelle existence ? En cas de réelle métamorphose non improbable, car déjà observée dans le développement de certaines espèces, on peut effectivement rêver à un large choix allant du déjà connu au totalement inconnu ! Quel choix faire individuellement, quel choix faire collectivement du fait que chaque choix entraîne des conséquences de reproduction et de croisement multiples ? Le code génétique entraîne-t'il la nécessité d’un code civil et pénal spécifique à la préservation de notre espèce ? Comment délimiter et contrôler les brevets sur les nouveaux vivants ? Combien de conflits potentiels sur des droits de succession et d’héritage ? Quelles sont les étapes que l’on va pouvoir franchir successivement selon l’évolution de la situation et des connaissances ? Quels risques peut-on anticiper et contrôler ? Quels risques resteront incalculables et comment prévoir et contenir l’imprévisible ? A chaque découverte scientifique se pose la question de son usage, de son utilisation bénéfique ou maléfique, bien qu’en fait ce soient des étapes successives de chaque exploration nouvelle ! Une recherche de solution entraîne une recherche d’explication qui entraîne une nouvelle exploration avec souvent une découverte inattendue qui peut alors offrir de nouvelles conséquences incontrôlables posant de nouvelles questions et permettant de nouvelles interventions, mais créant également de nouveaux risques ! Faut-il alors interdire la science sous prétexte qu’elle pourrait permettre de tout anéantir en offrant la possibilité de créer des armes de destruction de plus en plus massives ? Ou pire encore va-t’elle entraîner la dégénérescence de l’espèce humaine par une transmutation monstrueuse, une tératogenèse héritée de la science-fiction ? Faut-il se méfier de l’imagination elle-même capable de tout réinventer autant pour le pire que pour le meilleur ? La futurologie peut-elle tout prévoir et anticiper ou comment se préserver de ce qui n’est pas encore arrivé ni même pensé ? Rêver de cellules imaginales pour se métamorphoser à volonté ? Rêver d’un contrôle sur les cellules souches pour se régénérer à volonté ? Rêver d’accéder à l’immortalité ? Rêver de contrôler ses rêves lucides afin de développer son imaginaire inconscient ? Rêver d’atteindre l’inconscient collectif et ses archétypes ? Que laisse supposer le cœur artificiel , le sang artificiel, l’utérus artificiel ? Que laisse supposer l’accès aux autres modes de reproduction suite à la fécondation in vitro : le clonage, la scissiparité, la parthénogenèse, le bouturage, le rhizome, tous les assemblages cellulaires déjà constatés dans le domaine végétal et applicables au domaine animal ? Qu'est-ce que le rêve ? Qu'est-ce qui fait que l'on veut devenir un autre ? N'est-ce pas le cas par le fait même du temps et de l'environnement qui transforme tout, tout le temps ? N'est-ce pas aussi un rêve de vouloir visualiser ses rêves alors qu'ils sont si difficiles à connaître, ne laissant qu'un vague souvenir qui s'évapore très vite ? Les verra-t-on mieux par un arsenal d'imagerie médicale tel qu'il se développe en neuroscience ? Faut-il faire appel à un interface homme-machine qui en stimule l'expression, par un imaginaire assisté par ordinateur, par un inconscient assisté par ordinateur (IAO) ?

Jean-noël LEGER / « Caméléon-Phénix »

Réseau Sophie's Lovers – Evian – France – 10/02/2014

Vidéopoème à visionner sur https://vimeo.com/86238661

« METAMORPHOSE IMAGINALE »

Traquen’art (Traquenard)

October 19, 2013 par Jean-noël Léger   Commentaires (0)

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LE FUTUR EST-IL DÉJÀ ARRIVÉ ?

Proposition de réponse interactive à ce grand thème de réflexion, par une petite suite interrogative selon trois approches, à franchir comme trois paliers de décompression pour refaire surface, après la plongée dans les interrogations profondes de l’imaginable, du métaginable, de l’inimaginable :
IMAGINABLE ? Ce que l’on peut déjà imaginer, anticiper, prévoir ou calculer par tendance ou extrapolation en fonction des recherches actuelles et des possibilités de développement en cours d’exploitation…
METAGINABLE ? Ce qui ne peut même pas encore être imaginé, du moins dans le cadre de notre entendement actuel, de notre présent, de notre nature humaine… Mais tout ce qui peut et va arriver après, en conséquence de maintenant…
INIMAGINABLE ? Ce qui ne pourra jamais être imaginé, ce qui est inhumain, inaccessible en dehors de notre écosystème, en dehors de ce que l’on peut ressentir, observer, penser, créer, en dehors de la vie, de l’esprit, de notre univers… Tout ce qui arrivera sans nous…  Tout ce qui n’arrivera pas…

Où se situe le trashumanisme ? De par sa propre référence à l’humain il semble bien qu’il s’agit d’un mode de dépassement de nos capacités actuelles, en les renforçant et en les dépassant vers le surhumain ! Mais au-delà de toute production humaine au départ, en partant du naturel pour aboutir à l’artificiel, quels possibles peut-on encore anticiper et réaliser ? Citons par exemple l’idée même de la conception de l’utérus artificiel !...

Et au-delà, quels impossibles ne peut-on déjà plus anticiper ? Peut-on estimer que la question ne se pose donc même plus ou que le fait de se la poser est un non-sens ? Mais n’est-ce pas notre audace de recherche de connaissance qui nous permet de proposer des théories pour affronter les questions sans réponses, pour se transposer dans d’autres métapensées, métaphysiques, métamathématiques ? Citons par exemple la théorie du Big-Bang, la théorie des cordes, le modèle standard, un modèle unifié !  Ainsi le simple fait de poser la question : « Pourquoi y-at’il quelque chose plutôt que rien ? », semble prouver que le futur est déjà arrivé, puisqu’il serait la suite logique d’un tout début !... Et implique la question suivante : « Qu’est-ce qui nous manipule et à quelle fin ? »

Ou alors ne faut-il pas se propulser librement dans le monde des hypothèses fortuites pour penser à une théorie du Dig-Dang : l’humain, cette minuscule particule en état d’évolution, ne serait-il pas lui-même une partie prenante et active de la création du monde futur, une exploration d’un des possibles dans la fabrication du multivers, une expérience de plus dans le tout grand laboratoire, une entité pour fabriquer de l’imaginaire ? Ou un traquen’art  du chaos  !_?

Echo amical au groupe vaudois de philosophie
FILO de Léger jean-noêl / Caméléon-Phénix
Membre du réseau Sophie’s Lovers à Evian le 19/10/2013

Ign’art (Ignare)

September 27, 2013 par Jean-noël Léger   Commentaires (0)

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     Comment "Je" peux savoir ce que ce "Je" ignore ? Est-ce que ce "Je" rêve quand ce « Je » crois savoir ? Mais que sait-il au juste ? Et qu'est-ce qui lui permet de dire qu'il sait ? Est-ce du fait qu'il utilise un langage pour le dire: l'exprimer en sons articulés sous la forme de paroles, l'écrire: le dessiner en signes symboliques, le peindre en images de toutes sortes, le communiquer: le suggérer par des comportements jugés significatifs, le danser avec les autres ? Quelle est la nature de cette information qui fait penser qu'il s'agit d'un savoir? Est-ce que le simple fait de pouvoir nommer quelque chose permet de prétendre le connaître ? Est-ce que le mot porte en lui sa propre définition, unique, ultime, simple et claire, comme le nom d'une personne pourrait suffire à la distinguer et à préciser de qui il s'agit et qui elle est réellement ? Mais qu'est-ce que l'on désigne par réalité ? Est-ce cette surface des choses que l'on voit directement ? Est-ce une vision identique pour tous ? Est-ce cela le critère du sens, qu'il soit partageable et partagé par tous ? Sous les différences des langues et des états d'esprit plusieurs cultures s'affrontent, peut-il exister au moins une traduction qui soit juste, qui ne soit pas réductrice ? Comment pouvez-vous comprendre ce que "Je" dis si vous, autant d'autres 'Je" différents, n'êtes pas présents dans le contexte d'un échange, d'un partage, d'une recherche, au moins d'un désir de contact, de dialogue ? Mais est-ce suffisant pour penser ensemble alors que ce n'est jamais la même "chose" individuellement qui est significative à chacun d'entre nous ? Quels rapports de coexistence et de cohabitation, sont nécessaires pour ne pas rendre les relations impossibles ? Confrontés aux événements de l'histoire collective chaque individu ne se retrouve-t'il pas connecté à un devoir de mémoire envers tous ceux qui l'ont précédé et qui lui ont légué en héritage la situation actuelle ? Et face aux événements présents, chacun ne se retrouve-t'il pas responsable de sa propre vie et de l'engagement de ses choix, décidant de faire de son histoire la plus belle des aventures pour éclairer le monde de sa lumière personnelle ? Mais comment appréhender son avenir et prétendre le maîtriser avec assurance, si l'on ne connaît pas encore tous les événements majeurs qui changeront le monde dans tous les domaines ? L'inconnu du futur, n'est-ce pas la preuve paradoxale de l'ignorance ? Et l'occasion de découvrir sa vie, l'intérêt d'être ign'art?
     Quels sont tous les aspects de l'ignorance ?
N'en existe-t'il pas une multitude inépuisable dues aux différences d'appréhensions ?
- L'ignorance par rapport au temps: L'ignorance du passé: explorations de l'archéologie, des possibles abandonnés…
- L'ignorance du présent: exploration des informations dans l'abondance de l'actualité…
- L'ignorance du futur: exploration par anticipation de tous les futuribles. La durée de vie est trop courte, la mémoire est aussi de l'oubli, l'inconscient sélectif est difficile d'accès même collectif…
- L'ignorance par rapport à l'espace: Les distances sont trop grandes et trop petites pour être partout à la fois: c'est l'impossible don d'ubiquité, et la position de chaque individu est différente et unique...
- L'ignorance par rapport à la connaissance: Comment apprendre: l'école peut-elle suffire ? Comment rendre accessible le grand savoir comme l'espérait les encyclopédistes alors qu'il se modifie sans cesse ? Comment franchir les barrières des intelligences ? Comment franchir toutes les frontières ? La science a-t'elle des limites liées à sa nature ?  - L'ignorance par rapport à la croyance: Qui est dieu? Qui croire? Croire en quoi ? L'ignorance n'est-elle pas parfois préférable à la connaissance ? Quelles ressources contre les exemples multiples du mensonge, du secret, du doute, du non-dit, du malentendu, de l'innocence, de la naïveté ? 
    Quelles sont les bonnes questions pour trouver les bonnes réponses ?  - Faut-il accepter l'ignorance ? Existe-t'il des limites aux connaissances ?  - Faut-il ignorer l'ignorance ? Ignorer l'impossible pour le dépasser, pour fonder tous les défis, oser découvrir l'inconnu?  - Est-il possible de vaincre l'ignorance ? De chercher à tout expliquer ? De vérifier toutes les hypothèses ? De partager toutes les connaissances sans crainte ?  - Est-ce un art de faire face à l'ignorance ? Quelle est la culture qui répond à toutes les questions ? Quel est l'apport des sciences et des croyances ?  - Est-ce un art de savoir ignorer ? De dépasser les histoires (oublis), de déjouer les fausses informations (secrets) ?  - Est-ce l'art d'interroger le temps ?

Culture-Café de Caméléon-Phénix à Evian le 27/11/2003

Avat'art (Avatar)

September 17, 2013 par Jean-noël Léger   Commentaires (0)

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1- L'art du divin:
L'humain n'est-il qu'un avatar du divin, un essai expérimental de création ?
2- L'art divin:
L'humain peut-il tenter ainsi de se réinventer avec l'art, de s'affranchir de son créateur, de recréer lui-même sa propre identité ?

Ce moment de rencontre conviviale, renouvelé le dernier jeudi de chaque mois, est destiné à toutes les personnes qui souhaitent dialoguer librement sur tous les sujets qui les intéressent, et sur les informations actuelles de tous les médias... Ce rendez-vous propose ce mois-ci comme sujet de réflexion et de discussion une nouvelle dérive à propos de l'hisoire du mot "avatar", un mot étrange et intéressant qui vient du sanskrit et qui ressurgit dans l'actualité de l'internet. Est-ce étrange d'établir un parallèle entre le divin qui prend forme humaine et l'humain qui s'invente une forme virtuelle ? Quel pouvoir peut développer l'imaginaire en s'emparant de la technologie ? Existe-t'il une nouvelle voie de la spiritualité ?

Chronique du Culture-Café à Evian le 25/09/2003
Fictionnaire d’Intimologie du Langage de Caméléon-Phénix

Rad'art (Radar)

September 17, 2013 par Jean-noël Léger   Commentaires (0)

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    S'il faut de prime abord nommer tout simplement le sujet, il s'agit de la rencontre: Existe-t'il une liberté de rencontre ? Se manifeste-t'elle par le hasard ? Peut-elle s'organiser par une détection spécifique, une recherche systématique ? Faut-il l'envisager à l'exemple de l'écoute des signaux d'extraterrestres comme nécessitant une installation adéquate ? Faut-il la définir comme une mise en situation particulière d'une logique toute rationnelle, celle d'une mise en scène théatrale qui déclenche un relationnel entre les différents acteurs du moment ? Faut-il la choisir par une émission digne du désir de la réception ? Faut-il la redéfinir à travers de nouveaux sens de communication et de perception ? Faut-il de nouveaux mots pour rétablir le contact par tout un art du repérage, suivre ainsi l'esprit de l'intimologie selon l'art de l'hypothétique ?

1 - Comment faire des rencontres ?
Comment se  mettre en action pour obtenir une réaction, aboutir à une amorce d'échange même au risque de se dévoiler ? Comment arriver à établir le contact sans aboutir à un conflit ? Comment le justifier au préalable ?

2 - Pourquoi faire des rencontres ?
Pourquoi se lancer dans une tentative de connection si elle n'arrive pas à aboutir ? Quel peut-être son intérêt ou sa justification ? Est-ce une réflexion toujours sans fin de vouloir communiquer ? Est-ce vouloir profiter d'un effet miroir de l'autre pour se redécouvrir ? Pourquoi provoquer une évolution de situation par l'ouverture d'une nouvelle relation si elle entraine la prise de conscience d'un enfermement dans sa propre nature ? Est-ce peut-être pour trouver un nouveau moyen de sortir de soi-même ?

Chronique du Culture-Café à Evian le 28/08/2003
Fictionnaire d’Intimologie du Langage de Caméléon-Phénix

Pill'art (Pillard)

September 17, 2013 par Jean-noël Léger   Commentaires (0)

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    Une définition par intimologie se confronte à la subjectivité et à l'autocensure de celui qui s'interroge du fait qu'il mène une introspection en développant son propre langage. S'il part des faits il doit se situer par rapport au sujet, savoir comment il se trouve impliqué. Dans l'exemple de l'actualité, c'est la notion de pillage qui interroge, cela dépend de quel coté chacun se trouve: pillard ou pillé ? Cela dépend aussi de quel pillage il s'agit: de la nourriture, de l'argent, des biens et des richesses personnelles ou naturelles ? Dans le monde actuel les exemples de pillage de ressources de toutes sortes ne manquent pas, d'autant plus dommageable qu'elles ne sont pas inépuisables: le pétrole utilisable, l'eau potable, l'air respirable... Mais qui est en cause, l'individu qui consomme ou le système qui lui permet de consommer ? Est-ce vraiment du pillage irréversiblement, ou du fait que l'humain a su exploiter ces ressources, ne saura-t'il pas aussi éviter leur gaspillage, et trouver des sources d'énergies renouvelables ? Pourtant dans le cas des cataclysmes naturels, ou des guerres actuelles, il devient même possible par leur médiatisation en temps réel, d'assister presque directement aux scènes de pillage. Il est surtout possible de constater que selon les images, les commentaires peuvent parfois les justifier, les apparents pilleurs ne se livrant qu'à une redistribution des biens pour rétablir les injustices subies, ou profitant de la situation pour trouver ce qu'ils n'ont pu avoir, ou simplement récupérant ce qui est récupérable... Ne s'agit-il pas alors simplement de voir les choses comme une redistribution des intérêts à ceux qui restent sur le terrain, parce que c'est eux qui s'en occupent ? Dans l'histoire aussi on a vu que tous les conquérants récupéraient ce qui les intéressait, au passage dans d'autres cultures, des trésors qui figurent encore dans les patrimoines de leurs musées, et d'autres qui sont détruits symboliquement: il n'y a donc pas d'innocence au pillage mais sans doute souvent même de bonnes raisons politiques... A moins que ce ne soit qu'un facteur naturel de développement et d'échange, dans le style de la loi de la jungle, en favorisant dans un autre sens de multiples influences: citons en exemple ce qui se produit si souvent en art, mieux que le vol, le plagiat des oeuvres, les unes sur les autres, entraînant un renouveau permanent de la vision, de l'imaginaire inépuisable, le vrai trésor du pill'art ...

Chronique du Culture-Café à Evian le 27/05/2003
Fictionnaire d’Intimologie du Langage de Caméléon-Phénix

Osc'art (Oscar)

September 17, 2013 par Jean-noël Léger   Commentaires (0)

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    A qui décerner l'oscar ? Qui donc fait le plus de cinéma ? Qui mérite d'être célèbre ? Comment devient-on célèbre ? Qu'est-ce donc que cette célébrité ? Est-elle la récompense d'un mérite, d'une réussite, d'une victoire ? Récompense-t-elle toujours des vainqueurs ? A en croire les actualités ne peut-on pas mettre en parallèle les différents mondes qui envahissent les médias et se disputent la vedette: tant de stars en tous genres et dans toutes les catégories, tant de personnalités veulent rester au premier plan de l'écran télévisuel, tant de personnages, des pires et des meilleurs selon les faits divers ou les faits dits majeurs ? Et ceux qui disparaissent que vont-ils devenir: les absents ont-ils toujours tort ? Et si les concours étaient truqués, les discours incrédibles, les apparences trompeuses, même celles qui veulent marquer une bonne foi ? N'est-ce pas l'actualité même qui provoque toujours les questions et nous confronte aux interactions des événements ? L'histoire du monde se jouerait-elle comme un film, comme une série télévisée où tout le monde s'observe en interactivité, où tout se passe dans un lieu clos plein de caméras avec débat d'opinion et éliminations successives pour trier les meilleurs ? Est-ce vraiment un spectacle, et peut-on le dissocier de ceux qui le regardent ? Et si le vainqueur avait raison de vouloir gagner pour bonne cause de profit, pour obtenir et défendre la liberté de dire et d'agir, pour permettre une confrontation permanente des idées et des cultures, pour débloquer l'histoire ? N'y a-t-il pas une suite logique à la nature de tous les peuples cosmopolites issus de toute les populations du monde à vouloir répandre leur modèle ? N'invoque-t-on pas le droit d'ingérence quand il s'agit de lutter contre tous les crimes et toutes les atteintes à la dignité humaine ? N'est-ce pas toujours une confrontation d'un système d'ordre face au désordre ? Mais quels systèmes peuvent prétendre à une permanence alors que la seule permanence est le changement, terriblement illustré par cet autre parallèle entre le développement des armes et celui des maladies ? Alors le monde est-il toujours à refaire ou enfin à partager ? Est-ce le bon sens du partage qui imposera de répartir tous les profits équitablement et durablement ? Est-ce possible de créer un monde où l'amour gagne toujours ? Peut-être, si vous contribuez à le rendre beau par votre propre scénario, vous gagnerez alors un osc'art…

Chronique du Culture-Café à Evian le 24/04/2003
Fictionnaire d’Intimologie du Langage de Caméléon-Phénix

Canul'art (Canular)

September 17, 2013 par Jean-noël Léger   Commentaires (0)

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    Un canular est par étymologie une mystification, une blague, sur le plan d'une intimologie cela peut laisse planer le doute ou le rire, que dire quand il s'agit de l'histoire ? L'histoire a-t'elle du sens ? Quel est le sens de l'histoire ? Dans l'actualité faut-il défendre la liberté au point de faire la guerre en abandonnant toutes les possibilités de dialogue ? Faut-il risquer de passer pour envahisseur en se considérant libérateur ? Quel rôle peut-on faire jouer à Dieu ? Est-ce Dieu qui fait l'histoire ? Laquelle ? Que penser de l'invocation de Dieu et de son rôle à jouer entre les hommes ? En existe-t'il un seul ? Mais comment peut-il accuser certaines de ses créatures et devenir vengeur pour la défense d'une cause ? Comment peut-elle être qualifiée de plus juste ? En existe-t'il plusieurs qui se battent entre eux, eux aussi ? Mais est-ce compatible avec la notion d'un Dieu créateur de tout ?

Quel peut-être le rôle de l'art ?
Est-il complètement dérisoire ou faut-il lui réserver un pouvoir ?

1- L'art de raconter l'histoire pour témoigner de sa réalité ?
N'est-il pas de plus en plus difficile de partager l'information en terme  de communication alors que celle-ci ne peut plus être prise trop au sérieux, alors que terriblement elle tue tous les rapports en tuant la vie...

2- L'art d'inventer l'histoire pour transformer sa vérité ?
L'histoire peut-elle être à ce point illusoire ? Est-ce les hommes qui font l'histoire ? Mais lesquels et de quel droit ? A quoi peut servir la diplomatie ? Comment ne pas prendre les populations en otage ? Comment faire croire que la distance n'existe pas entre les décisions du pouvoir et le pouvoir de l'opinion ?

3- L'art de rire de l'histoire pour témoigner de son absurdité ?
Quelle drôle d'opportunité d'avoir des doublures pour faire croire que l'on est là où l'on n'est pas, que l'on est ce que l'on n'est pas et inversement...

Chronique du Culture-Café à Evian le 27/03/2003
Fictionnaire d’Intimologie de Caméléon-Phénix

À découvrir sur la librairie

Marc Richir

Phénomènes, temps et êtres

Ontologie et phénoménologie
Éditions Jérôme Millon
Luce Giard

Michel Foucault - lire l'oeuvre

Éditions Jérôme Millon
Marc Richir

Méditations phénoménologiques

Phénoménologie et phénoménologie du langage
Éditions Jérôme Millon

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