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De l'Europe philosophique à l'Europe politique

January 19, 2014 par Le Libraire de Sophie   Commentaires (0)

Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, directeur des collections « Humanités » aux éditions du Cerf et « Philosophie pratique » aux Presses de l'université de Paris-Sorbonne, Jean-Marc FERRY est professeur de philosophie politique, actuellement titulaire de la chaire Philosophie de l'Europe de l'université de Nantes.

Il a tout récemment publié un ouvrage collectif intitulé L'idée d'Europe. Prendre philosophiquement au sérieux le projet politique européen.

Il s'agit d'une ample réflexion politique qui apporte des perspectives originales et profondes aux nombreux débats contemporains sur l'Europe. Il s'agit aussi d'une réponse aux critiques de l'Europe philosophique formulées par Hannah Arendt (voir la conclusion de notre précédent billet). Car, au-delà des questions classiques de l'héritage Gréco-romain, de l'essence et de l'universalisme du projet européen, on propose ici de réfléchir à la manière dont l'Europe pourrait à terme stabiliser les liens entre ses États-membres et s'affirmer comme une communauté politique ou, plutôt,« cosmopolitique ».

Les phases d'élaboration de l'idée européenne

Dans son introduction, Jean-Marc Ferry expose clairement les enjeux du problème.

À présent, le moment semble venu pour l'accueil d’une « critique constructive » résolue à s’affronter aux dénonciations intellectuelles du projet européen, mais surtout au « malaise européen » lui-même, qui est bien réel, et à l’élucidation des sources objectives de ce malaise. (1)

Pour mener à bien cette élucidation, Jean-Marc Ferry dresse un tableau rétrospectif des grandes théories de l’Europe et distingue plusieurs phases : les « rêves visionnaires » des philosophies et écrivains de la période 1750-1850 (abbé de Saint-Pierre, Jean-Jacques Rousseau, Christian Wolff, Emmanuel Kant, G.W.F. Hegel, Wilhelm von Humboldt, F. Nietzsche…) ; le temps des incertitudes et du développement des nationalismes (1850-1950), avec des penseurs comme Oswald Spengler, Max Weber et, surtout, Edmund Husserl ; la période suivant la seconde guerre mondiale, enfin, qui marque la fin de la vision spéculative de l’Europe (porteuse d’une mission universelle) et le début de la construction de l’Europe politique.

Chacune de ces phases apportent des éléments théoriques majeurs, susceptible de nourrir la réflexion contemporaine : ainsi en est-il du « paradigme de Humboldt » qui parvient à concilier universalité et historicité dans l’affirmation de la diversité des langues et de leur capacité à dialoguer entre elles, grâce au pouvoir de la traduction, « seule manière de manifester l’universalité du langage dans la dispersion des langues » (Paul Ricœur). Ainsi, aussi, de la critique par Husserl d’une rationalité purement technoscientifique et instrumentale. Puis, la question délicate du passage de l’ « Europe philosophique » (qu’à tort on a cru éternelle) à l’Europe politique…

À ma connaissance, c’est, parmi les penseurs tout contemporains de l’Europe politique, Étienne Tassin qui a le plus précisément et le plus finement saisi et situé le problème. Étienne Tassin commence par poser trois aspects de l’Europe : l’Europe philosophique, qui renvoie à l’idée d’un esprit européen (ou d’une Europe spirituelle) ; l’Europe culturelle, qui renvoie à l’identité européenne (ou la civilisation européenne) ; l’Europe politique, qui renvoie enfin à la communauté (l’idée d’un « corps » politique selon la conception classique).

Une solution de continuité entre philosophie et politique

C’est la confusion de ces différents aspects qui brouille la plupart des débats de l’après-guerre. En cherchant à appliquer directement les idées de l’Europe philosophique (la quête de l’universel, la critique du naturalisme, l’idéal moral) à celles de l’Europe politique, on fait peu alors de cas de l’écart fondamental les sépare.

La question des souverainetés nationales en est un bon exemple. De Victor Hugo à Denis Rougemont, on considère généralement que le mal dont souffre l’Europe s’appelle « État-nation » et que son salut dépend de l’instauration d’un État fédéral (les fameux « État-unis d’Europe » rêvés par V. Hugo). Ainsi, dans son Discours à la nation européenne, Julien Benda fustige-t-il vivement le nationalisme :

Bossuet assure que le patriotisme n’est qu’une forme de l’amour de l’homme pour ses semblables. Renan, dans sa fameuse étude, montre presque uniquement, dans le nationalisme, l’acte par lequel l’homme accède à un sentiment de fraternité, de similitude de cœur, à l’égard des autres hommes. Ces psychologues passent sous silence le second geste du nationaliste, celui par lequel il arrête son mouvement de fraternisation et, se pose, lui et ses frères, contre le reste des hommes, ou tout au moins en contraste implacable avec eux. (2)

Aussi louable que soit ce genre de discours, il néglige (ou violente) souvent, au nom d’un rationalisme volontariste, la dimension proprement historique et politique du problème (3). L’histoire des peuples européens n’est pas celle du peuple américain et les Européens n’ont sans doute pas vocation à former un jour une seule et même nation. Par ailleurs, l’idée d’imposer un projet constitutionnel et/ou gouvernemental sans y préparer les citoyens serait une erreur politique. Une ambition constitutionnelle implique l’existence d’un espace public, d’une forme de démocratie participative qui, au sein de la Communauté, n’est encore qu’embryonnaire.

Vers une Europe cosmo-politique ?

« L’Europe politique reste à penser » note en conclusion Jean-Marc Ferry. « Cela  implique aussi que le politique soit lui-même, sous ce défi, à repenser ». La philosophie politique n’a que deux imaginaires en tête pour « penser la politique » : la Cité grecque ancienne et l’État moderne. Mais l’Europe qui se construit aujourd’hui échappe à ces modèles…

Son propre est de s’édifier, non sur la subordination des États nationaux à une puissance publique supranationale, mais sur le double principe : 1) de la co-souveraineté des États membres, impliquant des principes de méthode, tels que la coordination (des politiques publiques), l’harmonisation (des systèmes juridiques), la concertation régulière entre dirigeants (l’institutionnalisation des sommets), à quoi il convient d’ajouter la subsidiarité, la confiance mutuelle, la reconnaissance mutuelle ; 2) de la coopération avec le voisinage, impliquant notamment les principes de conditionnalité positive et de multilatéralité. C’est là une orientation sans précédent dans la réalité, dont la réalisation, strictement processuelle, engage l’édification de « l’État européen » sur la voie « postétatique » d’une « Union cosmopolitique. » (4)

Union cosmopolitique et non pas cosmopolite, comme on serait tenté de lire. Car il ne s’agit pas pour l’Europe de regrouper des citoyens d’origines diverses, comme le faisait autrefois l’empire de Rome, mais de former une communauté politique « unie dans la diversité » (5).

 

       


Pour approfondir ces brèves réflexions, nous vous invitons à lire « Telos, Nomos, Ethos : réflexions sur le sens de l'Europe politique » (sous l'onglet « compléments »), conférence donnée par Jean-Marc Ferry le 9 décembre 2013 à Milan, lors d’une rencontre de la Commission européenne « un nouveau récit pour l’Europe » . Nous le remercions chaleureusement de nous avoir autorisé à diffuser ce texte gracieusement auprès de nos lecteurs.


NOTES

(1) Jean-Marc Ferry (dir.), L'Idée d'Europe, PUPS, 2013, p. 7.

(2) Discours à la nation européenne, Folio/Gallimard, 1992, p. 120.

(3) Observons toutefois que Julien Benda en est pleinement conscient : « Je ne m'adresse pas à tous. Parmi ces hommes, les uns cherchent ce que l'Europe, pour gagner l'existence, devra faire dans l'ordre politique, d'autres dans l'ordre économique, d'autres dans l'ordre juridique. Je n'ai point qualité pour retenir leur audience. D'autres pensent à la révolution qu'elle devra accomplir dans l'ordre intellectuel et moral. C'est à ceux-là que je parle. » (op. cit., p. 14)

(4) Jean-Marc Ferry (dir.), op.cit., p. 53.

(5) Il s'agit de la devise européenne, brillament analysée par Janie Pélabay au chapitre 1 de L'idée d'Europe.

Philosophie, musique et poésie : à l'épreuve du matériau

March 7, 2013 par Le Libraire de Sophie   Commentaires (0)

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ANTONIA SOULEZ est philosophe et poète. Après une formation d'helléniste, elle s'est longtemps consacrée à la philosophie du langage et est devenue l'une des meilleures spécialistes du Cercle de Vienne et de Wittgenstein. Aujourd'hui, elle s'intéresse plus particulièrement à la musique contemporaine et à ses confrontations possibles avec la philosophie du langage.

Suivant cette orientation, elle a récemment codirigé un ouvrage sur l'approche physiologique de la sensation sonore chez Helmholtz (éd. Vrin) et travaille actuellement avec Julien Labia à la traduction de l'esthétique musicale (Musikaesthetik) du musicologue allemand Carl Dahlhaus (éd. Vrin, à paraître).

Le 28 mars prochain, elle participera à Paris, à la librairie Vrin à une rencontre autour de la pensée de Dahlhaus, et en l'honneur de son éditeur allemand, Hermann Danuser.

Le 12 mars, elle donnera une conférence à Limoges (IUFM, lycée Valadon). Elle s'y exprimera sur les relations entre philosophie et poésie. Avec son aimable autorisation, nous reproduisons ici quelques extraits choisis de son exposé.

       

 


  Les qualités sans la chose, proposition d'une correspondance négative entre philosophie et poésie

 

Découper dans l'amorphe : cette expression m'est venue à l'écoute de Scelsi(1) et Varese le 21 novembre 2005 à l’opéra Garnier. M’intéressant à la musique de Scelsi en particulier, je cherchais à comprendre l’étrange démarche du compositeur italien qui est aussi un poète, du point de vue du travail sur le matériau qui conduit à tirer des formes sonores d’un substrat non construit, bref à extraire la forme de l’amorphe.

* * *

La poésie est une sorte d’« acte plasmateur » aspirant à la forme d’un matériau opaque, dont on ne connaît la provenance. Pour moi, le matériau de la langue est tel un continuum sonore qui se laisse discrétiser. C’est le lien que j’aperçois entre poésie et musique, mais d’un point de vue artisanal qui serait celui du poète compris comme celui qui « compose » à partir de quelques aspects de la langue présentant des qualités dont l’association sert le motif qu’il veut faire entendre.

* * *

Pourtant, partir d’un absolument non-encore-formé, est illusoire. L’amorphe s’atteint avec un certain travail de résistance à ce qui y fait écran. La forme, généralement héritée, la syntaxe apprise, le Tout reçu, l’usage, une grammaire de l’usage comme moule d’emplois intelligibles, tout cela constitue un milieu discursivement pré-découpé dans lequel j’arrive à l’être et qui porte représentations comme préjugés. Le monde n’est pas le silence dont on remonte au cogito comme d’une tabula rasa, mais le monde pré-cogitatif bruyant dont j’ai à m’abstraire. Un grouillement de vie. Wittgenstein l’a dit et Merleau-Ponty(2) après lui contre Descartes. Le vrai cogito, écrit Merleau-Ponty  est un « être au monde », une immersion dans un monde donné là « avant toute analyse » et qui me précède. L’opération suppose un écart à la langue comme moyen de communication des pensées. La poésie suppose que la communication n’est pas cherchée pour elle-même.

* * *

Cet exposé est un défi au philosophe : car où se trouve pour lui le matériau (Stoff) ? Peut-il même en parler ? On a rappelé que depuis Aristote, la matière seule, non marquée par le sceau de la forme,  n’est pas susceptible d’être parlée ni conçue.

* * *

La différence est indiquée par Kafka lui-même dans le récit de la cantatrice Joséphine (3), par l’exemple de la manière dont on casse une noix. L’exemple est excellent parce que, choisi dans l’ordinaire, il dit exactement ce qui fait la différence entre l’objet de tous les jours auquel on ne prête pas attention et le même objet considéré comme de l’art. « Casser une noix n’est vraiment pas un art, aussi personne n’osera-t-il convoquer un public pour le distraire en cassant des noix. S’il le fait cependant, et que son intention se voit couronnée de succès, c’est qu’il s’agit au fond d’autre chose que d’un simple cassement de noix  et qu’il est apparu que c’est un art.» L’objet ne fait aucune différence, mais le geste expressif, le son qu’il rend (4).
L’espace expressif qui se trouve ainsi ouvert à la musique ne correspond pas à l’attente d’un sens articulé au sens où on a l’habitude de le comprendre.

* * *

Le fait que la musique aujourd’hui tende vers un art du sonore ne peut que prendre le philosophe du concept de court. Que peut dire le philosophe devant le son ? Quelle philosophie pour le son ?

* * *

Cette structure disjonctive est à l’image de la situation embarrassante du philosophe, même quand il se réclame de la simple description de ce qui apparaît comme tel ou tel. Cependant, la position d’embarras le met justement à une très bonne place, une place stratégique, celle d’où il peut voir une situation en se situant du côté opposé à cette situation, un œil d’une rive sur l’autre. Ce n’est pas l’œil de la Raison pure kantienne mesurant au delà du dicible tout le champ qui s’étend des objets qui échappent à sa prise et qu’elle ne peut tout au plus qu’exprimer analogiquement. La posture est ici différente : Le grammairien refusant le surplomb de la forme érigée au dessus d’eux, se tient tout contre le temple qui forme l’enceinte des troubles et tourments qui grondent à l’intérieur, et l’en garde, pour le protéger des « profondeurs ». D’où ce que j’appelle le caractère disjonctif du rapport entre philosophie et poésie. Séparées à un fil près, celui qui passe entre langue articulée et sons de la langue, celles-ci finalement ne cessent de  se mesurer l’une à l’autre, se disputant sans repos le bord qui leur est commun, pour en faire une ligne claire de territoire. Bord commun, mais pas frontière d’un territoire !

D’un côté à l’autre de ce même bord qui ne les sépare pas en territoires aisément reconnaissables (cette séparation n’est jamais faite une fois pour toutes), on pourrait imaginer une grammaire des qualia (5) sonores, voie qui se dessine à l’écart d’une description supposant un surplomb du descripteur par rapport au matériau aspectuel déployé. Une telle grammaire immanente attachée aux sons semblable à la partition de Farben de Schoenberg, opus 16, recueillerait les dimensions qualitatives au sens des qualités secondes (telles des timbres) excluant toute référence à des qualités premières. Nous disposerions alors, en matière de poèmes, de partitions en forme de modalités de déploiement de caractère quasi-spectral. C’est ainsi que je vois, en analogie au travail musical, une élaboration formelle pour une « écriture du son » à même le symbolisme sonore de la langue.

* * *

Petit manifeste en faveur des qualités (finale)

La qualité s’étoffe en s’émancipant pour vivre par elle-même,
sans s’attacher à ce qu’elle colore,  l’aigu du cri est l’aigu
qui me perce,  
verte, la jupe Béatrice, « Béatrice verte »  écrit le musicien (6),
bleu (7),
celui de Lulu arrachée à la vie. De même la suavité du pétale
de rose n’est plus la rose mais cette peau de soie, cette essence
qu’une seule pression exhale, l’opposé de la substance (8) . Le poème détache
le quale,
entache ce qu’il touche par impression, tache, pousse, et, volage,
mûri à point, s’émeut enfin,  riche en attributs, ajusté
à la forme propre du sème qu’il fait entendre,
et l’arbre verdoie,
un grand tremblement soudain,
tandis que la qualité se fait matière sans substrat.

 

Antonia SOULEZ

 

NOTES

(1) Giacinto Francesco Maria Scelsi, souvent qualifié de « compositeur et poète », né en 1905 à La Spezia, mort le 8 août 1988 à Rome.

(2) Phénoménologie de la perception, 3e partie, « sur le Cogito ».

(3) Il s'agit de l'un des derniers récits de Kafka, Joséphine la cantatrice ou le Peuple des souris (voir : Franz Kafka, Un jeûneur et autres nouvelles, trad. B. Lortholary, Garnier-Flammarion, Paris, 1993, p. 91. (ndlr)

(4) Je reprends cette thématique dans un article intégré à mon livre Au fil du motif, autour de Wittgenstein et la musique.

(5) Le terme qualia signifie ici « aspect ». Il désigne les qualités secondes d’un objet (ndlr).

(6) Le son émerge de qualités, rapports, actions, matières, mouvements : il devient ovale , oscillant…, « Béatrice verte » s’il est entendu au moment où la fille, Béatrice, du compositeur Pierre Henry, habillée d’une jupe verte, traverse la pièce.

(7) Allusion à la « note bleue » du cri de Lulu, dans l’opéra de Berg terminé par Cerha. Voir à ce sujet, L’opéra ou le cri de l’Ange, par Michel Poizat, Métaillé, 2001. L’expression est-elle bien choisie ici ? Pas sûr. Voir le sens en jazz d’une note « bleue » déclenchant un « mood » d’affliction (Gerschwin,…).

(8) « La substance … leurre métaphysique » (G. Didi-Huberman, Écorces, Minuit, 2011, p 68)

Philosophie et sciences humaines

January 22, 2011 par Le Libraire de Sophie   Commentaires (0)

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Le regard que portent les sciences humaines et sociales sur l'homme, et les interprétations que leurs disciplines en donnent, sont autant d'occasions pour le philosophe de s'interroger sur le perspectivisme et l'historicité de sa pensée.

C'est pourquoi il nous semble important de vous signaler le Salon du livre de sciences humaines, organisé par la Fondation Maison des sciences de l'homme. Cette manifestation se tiendra prochainement à Paris – du 4 au 6 février à l'Espace d'animation des Blancs-Manteaux – et propose gratuitement toute une série d'animations passionnantes.

Dans le programme, très fourni, nous avons relevé en particulier :
- Éric Clemens, poète et philosophe, qui parlera des transformations du concept de nature (Les brisures du réel, éd Ousia) ;
- La table ronde sur l'empathie, animée par le magazine Sciences humaines.
- Mireille Delmas-Marty, philosophe spécialiste de droit international, qui donnera une conférence sur le thème de « l'émergence d'une communauté mondiale de valeurs ».
- Un important débat sur les enjeux actuels de la psychanalyse.
- Une table ronde sur la transmission et ses rapports avec la culture, avec l'ethnologue David Berliner et le philosophe Nathanaël Dupré La Tour
- Une rencontre avec Louis A. Sass et les éditions d'Ithaque, sur le thème : raison et folie.
- Un débat animée par La Vie des idées autour du livre-événement de Hartmut Rosa : Accélération. Une critique sociale du temps (éd. La Découverte).

Plusieurs éditeurs seront présents : Vrin, Ithaque, L'Éclat, Le Félin, Jérôme Millon, Van Dieren. Ce Salon vous donnera l'occasion de les rencontrer et de découvrir toute la richesse de leurs catalogues.

Pensez à réserver votre week-end et parlez-en à vos amis !

Parmi les livres présentés et commentés au Salon :

Éric Clemens : Les brisures du réel. Essai sur les transformations de l'idée de « nature ». Ousia éditions.

Mireille Delmas-Marty : Vers une communauté de valeurs. Les forces imaginantes du droit t. IV. Éditions du Seuil.

Transmettre. Revue Terrain n° 55, sept. 2010. Éditions de la Maison des sciences de l'homme.

Nathanaël Dupré La Tour : L'instinct de conservation. Le Félin.

Louis. A. Sass : Les Paradoxes du délire Wittgenstein, Schreber et l’esprit schizophrénique, éditions d'Ithaque.

Harmut Rosa : Accélérations. Une critique sociale du temps, La Découverte.

À découvrir sur la librairie

Franz Prihonsky

Bolzano contre Kant

Le nouvel anti-Kant
Librairie philosophique J. Vrin
John Locke

Essai sur l'entendement humain

Livres III et IV
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Pierre Rodrigo

Aristote, une philosophie pratique

Praxis, politique et bonheur
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